mercredi 26 octobre 2011

EmmaPeel

Il existe des jeux, surtout avec les nouveaux médias et les outils de communication, pour jouer et ne pas jouir, mais pour créer des désirs plus interactifs avec l'autre. Et puis parfois les cycles des envies se croisent, et d'un simple sms, on monte vers le paradis des voluptés, des jeux de mots, de doigts qui pétillent sur l'écran de votre mobile, de plus en plus vite, avec une excitation non feinte.

Ce fût ainsi avec Emma, une soudaine envie d'elle, de moi vers elle, mais aussi d'elle vers moi. 

C'est à ces moments-là que l'on prends conscience des distances, de la parole, des textes mais du vide de l'autre qui n'est pas là, pas si proche. A quand la téléportation ?

Elle était dans son appartement, dans son cocon de vie, un endroit parme et gris, teinté de touches de blanc laqué, avec une féminité affirmée, nouvelle, comme un soleil de printemps qui ne voulait plus voir les autres saisons, heureuse ! Elle l'attendait pour être à lui, une envie soudaine, de se soumettre délicatement à ses désirs, en respectant le sien, être à lui, sans abuser d'elle.




Lui, était chez lui, derrière ses claviers, loin de ses livres, avec son thé, son large bol de thé vert, tiède, et quelques carrés de chocolat noir. Frémir était le terme, pour finir au plus vite ce rapport, ces paragraphes de business pour retrouver ses bas nylon, ce lien, cette couture qui courait entre eux, sans se lasser, sans autre désir affirmé. Ils étaient passionnés de finesse, et le nylon était ce voile commun, non énoncé, non prononcé dans leurs escapades horizontales, mais toujours présent.

Sentir le tissu se tendre, devant son désir de partir, de sauter dans sa voiture, pour arriver en bas de chez elle, juste un petit sac, un fourre-tout, le sac à malices, une version du cabas de Mary Poppins, mais en plus coquin, entre accessoires, bas nylon et bas de soie, colliers fantaisies et bracelets rutilants pour accompagner une petite robe noire moulante, ou parfois au fond, une paire de bottes, de talons fins, voire de cuissardes. Elle aimait les surprises, elle savait le surprendre, lui aussi. Un jeu complice, naturel, vivant et source d'énergie dans leur presque couple, entre deux lieux de vie, entre deux êtres accrochés l'un à l'autre.



Il choisirait de la déshabiller du peu qu'elle aurait sur elle, avec des caresses, partout, un massage huilé pour la parfumer, pour lui transmettre sa ferveur, sa folie d'elle. Puis il glisserait un serre-taille souple, précis sur ses hanches, juste lui sur sa peau, sur le haut de ses jambes. Six attaches vers des bas nylon, probablement couture de lurex argenté, un modèle rare, un voile vintage. Deux bottes de cuir, lacées de bas en haut, en prenant le temps de bien faire, de bien serrer, de bien ajuster, elle adorait le ressentir dans son application, sobre de mot, prolixe de touchers divers. 

Puis le corset, une jupe surprise, soit un modèle trapèze, délicatement choisie pour sa longueur, soit un modèle crayon, pour mouler ses hanches, sa taille, ses cuisses. Un chemisier en voile noir, presque transparent sur un soutien-gorge en dentelle noire, toute en jeu de voir et cacher ses rondeurs exquises, deux délices qu'elle lui offrirait ensuite.





Champagne, juste pour eux deux !

Et vous ?



Mr STEED


4 commentaires:

françoisedu80 a dit…

Délices des délices de jouer à la poupée façon *grande fille* c'est encore plus envoûtant de se faire habiller délicatement par un homme de sentir glisser sur sa peau les baleines du corset ,le laçage serré ,des cuissardes audacieuses qui gainent les jambes et des doigts furtivement qui soulignent les courbes , divin supplice !

JohnSteeD aka .................. a dit…

@Françoise : ce jeu entre cuissardes et lingerie serait-il une envie ?

Jill a dit…

Sensuel moment né d'échanges. Votre imaginaire est empreint de sensibilité qui ne peut laisser indifférente.
Baisers fantasmés... & merci pour votre passage sur mes pages.

FLOW a dit…

Je vois que nous partageons plusieurs centres d'intérêt.
D'abord, il semble que nous ayons, l'un et l'autre, un goût très affirmé pour "la-Peel" de la forêt ! ;-)
De plus j'aime beaucoup la douce respiration de vos mots qui révèle un goût pour les choses justes, au juste moment... ;-)